Tennis. Open d'Australie - Ksenia Efremova, sacrée : "Etre Top 100 le plus vite possible"
Ksenia Efremova a remporté l’Open d’Australie juniors 2026 en dominant Ekaterina Tupitsyna 6-3, 7-5 en finale sur la Rod Laver Arena, à Melbourne. À 16 ans, la Française (tête de série n°3) décroche ainsi son premier titre junior du Grand Chelem. Elle devient la première championne tricolore du tournoi juniors à Melbourne depuis Virginie Razzano en 1999. Tête de série n°3, Efremova a parfaitement lancé son match, prenant rapidement l’ascendant pour sécuriser la première manche. Le deuxième set a été plus heurté, avec une vraie bascule lorsque Tupitsyna, devant 3-0, a demandé l’intervention du kiné et a quitté le court pour un temps mort médical d’environ dix minutes. De retour, la Russe est apparue diminuée, mais a continué à se battre, rendant la fin de match nerveuse jusqu’au dernier point.
Vidéo -
Lire la suite de l'article
Une trajectoire qui confirme les promesses
Déjà repérée très jeune, la joueuse installée dans les Alpes-Maritimes et passée par l’académie de Patrick Mouratoglou s’est construite un parcours solide sur le circuit juniors. Au moment du tournoi, l’ITF la classait notamment n°7 mondiale juniors, un indicateur de régularité au plus haut niveau juniors. Elle devrait d'ailleurs passé numéro 1.
Découvrez la réaction de Ksenia Efremova, présente avec son trophée en interview ??️ pic.twitter.com/YOVN5EAAue
— FFT (@FFTennis) February 1, 2026
"Ce n’était pas juste un “objectif”, c’était vraiment quelque chose que je me répétais tout le temps"
Vous avez déjà appris à maîtriser tout ça ?
Oui, c’était un match très compliqué parce qu’elle a très bien joué. C’était surtout mental : il ne fallait pas lâcher. Aujourd’hui je ne me sentais pas forcément très bien dans mon jeu, donc c’était dur de bien jouer, mais j’ai réussi à m’accrocher.
C’est encore plus agréable pour toi de gagner comme ça ?
Oui, bien sûr, parce que c’est exactement ce qui peut me faire progresser. C’est toujours bien de gagner quand tu joues bien : quand tu sens la balle, c’est plus facile. Mais gagner quand tu ne sens rien, c’est beaucoup plus dur, et je suis très contente d’avoir réussi.
Depuis le début du tournoi, après chaque victoire, on te demandait si tu te sentais capable d’aller au bout. Tu avais cet objectif de gagner le tournoi ? Et qu’est-ce que tu ressens maintenant ?
Oui. Franchement, ce n’était pas juste un “objectif”, c’était vraiment quelque chose que je me répétais tout le temps. Quand je m’entraînais à Paris, je me disais : “je vais gagner, je vais gagner”. Et là, c’est fait. C’était mon objectif dès le premier tour. Chaque match a été dur : premier tour, deuxième, troisième… puis les tours suivants, tout a été une bataille. J’espère continuer comme ça.
"Je lui ai dit aussi qu’il y allait avoir beaucoup de photos, donc autant sourire"
Quand tu as gagné la balle de match, tu t’es effondrée tout de suite. Qu’est-ce que tu as pensé à ce moment-là ?
Je me suis dit : “c’est énorme”. J’ai tout donné. Il n’y a rien d’autre à dire.
Après le match, on t’a vue aller la voir parce qu’elle avait mal (pendant le temps mort médical). Tu lui parlais : qu’est-ce que tu lui disais, et pourquoi tu l’as fait ?
Parce que c’est une joueuse incroyable. Je la connais depuis longtemps. Elle pleurait, donc je lui ai dit qu’elle avait fait une super semaine, qu’elle avait joué un tennis incroyable, et qu’elle devait rester positive. Bien sûr, elle aurait pu gagner aussi. Elle m’a dit qu’elle avait mal quelque part et qu’elle ne pouvait pas tout donner, et je lui ai répondu que le plus important, c’est qu’elle avait fait le maximum. Je lui ai dit aussi qu’il y allait avoir beaucoup de photos, donc autant sourire : ce sera mieux que d’être en larmes. Elle a compris.
"Mon objectif, c’est d’être top 100 le plus vite possible"
Vous vous êtes attendus depuis longtemps, depuis que tu es très jeune. Tu as le sentiment que ça va vite ? Tu es satisfaite de ta progression ?
Oui, bien sûr. C’est toujours bien de gagner. Après, je ne sais pas trop quoi dire : à chaque tournoi, j’essaie de tout donner. L’objectif, c’est de continuer comme ça.
On dit que tu vas passer numéro 1 mondiale chez les juniors.
Ah oui ? Je ne savais pas… Mais bon, ce n’est pas si important.
Comment tu vas gérer la suite : mixer les juniors et le circuit professionnel ?
Oui. En fait, il y a des limitations sur le nombre de tournois juniors. Donc je vais jouer plus de tournois pros. Je vais avoir 17 ans en avril, donc ça veut dire que je pourrai jouer davantage. Mon objectif, c’est d’être top 100 le plus vite possible. Et l’objectif aussi, l’an prochain, c’est de revenir ici avec un classement qui me permette de jouer les qualifications.

La belle accolade entre Rafael Nadal et Carlos Alcaraz