Tennis. Roland-Garros - Moïse Kouame sera-t-il invité ? "On le surveille de près, mais..."
Par Alexandre HERCHEUX le 16/04/2026 à 17:22
Amélie Mauresmo a confirmé que Moïse Kouame est déjà dans le viseur de Roland-Garros 2026, sans céder à l’emballement autour de la nouvelle pépite française. Impressionnée par ce qu’elle a vu “sur le terrain”, la directrice du tournoi a salué un joueur “fabuleux en termes de niveau”, avec “la tête bien sur les épaules”, tout en rappelant que la question d’une wild-card se tranchera plus près du tournoi. Un discours mesuré mais fort, alors que le Français de 17 ans continue de faire grimper sa cote après ses débuts remarqués sur le circuit ATP, entre Miami, Montpellier et Monte-Carlo, où il a encore franchi un cap ces dernières semaines. Entre prudence, protection et énorme attente autour de l’un des plus grands espoirs du tennis tricolore, Mauresmo refuse de “mettre de pression aux jeunes qui arrivent”, mais reconnaît aussi que Kouame est surveillé “de très près”. De quoi nourrir déjà une vraie question à quelques semaines de la Porte d’Auteuil : Roland-Garros peut-il vraiment se priver du phénomène Kouame dans le tableau principal ?
Vidéo - Moïse Kouame invité à Roland-Garros ? La réponse d'Amélie Mauresmo
"Je n’ai pas envie de mettre de pression aux jeunes qui arrivent. Par contre, si le moment venu…"
"Je ne le connais que de ce que j’ai vu sur le terrain, déjà très impressionnée par ça", a reconnu Mauresmo. "Je ne connais pas trop son fonctionnement, son entourage, etc. Mais sur les interviews qu’il a pu donner, je vois que c’est un garçon qui a l’air d’avoir la tête bien sur les épaules, de savoir où il veut aller aussi, et puis il est déjà fabuleux en termes de niveau. Donc je crois qu’on va voir un petit peu comment ça va se passer. La décision sur les wild-cards, ça se passera bien plus proche du tournoi. Mais oui, évidemment, on le surveille de très près. Moi, je ne m’emballe jamais très vite. Je sais combien il est difficile, lorsqu’on a cette éclosion précoce, derrière, de continuer, de maintenir, d’avoir une progression linéaire, etc. Je n’ai pas envie de mettre de pression aux jeunes qui arrivent. Ils ont leur histoire, ils ont leur trajectoire, et à nous de la respecter et à nous de les accompagner. Par contre, si le moment venu…"
