Tennis. Roland-Garros - Polémique Ruud-Fonseca : Amélie Mauresmo défend l’arbitrage humain
Par Alexandre HERCHEUX le 01/06/2026 à 12:40
Ce lundi à Roland-Garros, Amélie Mauresmo a répondu à la polémique née du huitième de finale entre Casper Ruud et Joao Fonseca, marqué par une balle très contestée dans le tie-break du deuxième set. Alors que le Norvégien a estimé que ce point aurait pu changer le scénario de la rencontre, la directrice du tournoi a assumé la position de Roland-Garros : pas de Hawk-Eye pour trancher les points cette année, confiance renouvelée à l’arbitrage humain en 2026, même si la réflexion reste ouverte pour 2027.
Vidéo - Le point d'Amélie Mauresmo après la première semaine de Roland-Garros
Casper Ruud : "Son coup droit était très limite..."
Le débat autour de l’arbitrage à Roland-Garros est revenu en force. Dimanche soir, Joao Fonseca a dominé Casper Ruud en huitième de finale, 7-5, 7-6(8), 5-7, 6-2, après 3h55 de combat sur le court Philippe-Chatrier. Mais un point du tie-break du deuxième set a beaucoup fait parler. À 8-7 pour Ruud, sur une balle d’égalisation à une manche partout, un coup droit de Fonseca a été jugé bon après vérification de la marque. Le point est revenu au Brésilien, qui a ensuite empoché le tie-break 10-8 avant de filer vers son premier quart de finale en Grand Chelem.
Interrogé après sa défaite, Casper Ruud n’a pas caché sa frustration. “Son coup droit était très limite ; la balle pouvait être bonne ou mauvaise. De toute évidence, elle a été jugée bonne. Si j'avais gagné ce set, le score aurait peut-être été de deux à un pour moi au lieu de deux à un contre moi. Au lieu de zéro à deux, nous aurions été à égalité un à un. C'est donc évidemment dommage pour moi.”
Mauresmo : “C’était important de renouveler notre confiance à l’humain”
Forcément, le sujet a été posé ce lundi à Amélie Mauresmo. Le Hawk-Eye est-il envisagé à Roland-Garros ? La directrice du tournoi n’a pas fermé la porte pour l’avenir, mais elle a clairement défendu le choix fait pour l’édition 2026. “Les réflexions, elles sont toujours en cours, de toute façon. On est toujours ouverts sur tous les sujets, en regardant si on peut avancer. Ce qu’on a repéré et noté sur les semaines qui précédaient, les mois même, les tournois qui ont précédé Roland-Garros, c’est que la fiabilité de ce système n’est pas totale.”
Avant d’ajouter : “À partir de là, on reste effectivement à renouveler notre confiance, et on l’avait dit assez tôt d’ailleurs, pour cette édition de 2026, à notre arbitrage. Mais de toute façon, on est en perpétuelle réflexion. Je sais très bien que c’est un des sujets, et c’est normal et logique, qui sera abordé encore une fois. Mais de ce que j’ai vu moi aussi sur les tournois qui précédaient, vous l’avez vu très bien vous aussi parce que ça a été relayé beaucoup de fois, ce système n’est pas fiable non plus.”
Roland-Garros réflechira pour 2027
Roland-Garros reste donc fidèle à son arbitrage traditionnel sur terre battue, avec vérification des marques par l’arbitre de chaise. Mauresmo a aussi insisté sur le fait que les joueurs eux-mêmes connaissent les limites du système électronique sur ocre. “Ils sont les premiers à voir que le système sur terre battue, encore une fois, et c’est ce qui nous concerne, n’est pas totalement fiable. Donc on n’a zéro tabou.”
Relancée sur la comparaison entre le système électronique et l’œil humain, Mauresmo n’a pas voulu trancher techniquement. “Je ne sais pas, je ne m’avance pas là-dessus non plus. En tout cas, nous, aujourd’hui, c’était important aussi de renouveler notre confiance à l’humain pour 2026. On l’a fait. Et en 2027, on va voir toutes ces questions un peu structurantes. On se les pose vraiment après le tournoi, lorsqu’on fait le point tous ensemble.”
