Tennis. Roland-Garros - Valentin Royer, vaincu par Djokovic : “J’ai pris un kiff de dingue"
Par Alexandre HERCHEUX le 27/05/2026 à 21:04
Valentin Royer s’est incliné ce mercredi au deuxième tour de Roland-Garros contre Novak Djokovic, 6-3, 6-2, 6-7[7], 6-3, sur le court Philippe-Chatrier. Le Français de 24 ans, qui disputait sa première sur le Central contre l’une des plus grandes légendes du tennis, est sorti frustré de ses deux premiers sets mais fier d’avoir arraché une manche et d’avoir vécu une communion "complètement dingue" avec le public parisien. En conférence de presse, Royer a expliqué avoir tenté de "se battre comme un chien", tout en reconnaissant la qualité tactique et le service impressionnant du Serbe.
Vidéo - Valentin Royer, battu par Novak Djokovic au 2e tour de Roland-Garros
Retrouvez ici le tableau Messieurs de Roland-Garros
Retrouvez ici le tableau Dames de Roland-Garros
"Au-delà de la déception, j'ai pris un kiff de dingue avec cette communion du public"
Tu as clairement réussi à arracher un set. J'imagine que la déception domine, après avoir tellement accroché un aussi grand joueur ?
Oui, honnêtement, je sors du court un peu déçu de ma performance au premier et deuxième. Lui a très bien servi, comme je le disais. Je n'ai pas réussi à capitaliser sur les moments où il fallait. J'ai fait pas mal de fautes directes. Je n'ai pas réussi à le mettre hors balance, en fait, sur les coups du fond de court. Et après, ça s'est un peu plus mis en place dans le troisième. C'était un super match. Au-delà de la déception, j'ai pris un kiff de dingue avec cette communion du public complètement dingue. C'est une première pour moi sur le Chatrier, contre une des légendes du tennis. Oui, j'étais super content de moi, sur la manière dont j'ai géré l'événement en tout cas. Je n'ai pas forcément stressé ou fait des choses incongrues aujourd'hui. J’en suis donc content.
Il a 39 ans. Il avait une gagne incroyable sur le court. Il résiste. À un moment, tu t’es dit que physiquement, il n’allait pas tenir ? Est-ce que ça t'a impressionné ? On le connaît, mais est-ce qu'on se dit, quand on est en face, c'est impressionnant de le voir résister, tenir comme ça sur le plan physique ?
Sur le plan physique, j'aurais bien aimé aller en 5 sets pour voir comment il aurait tenu. Je l'ai vu se plaindre un peu, s'étirer. Mais bon, c'est du Novak. Il fait ça, en général, pour essayer de voir comment l'adversaire réagit. Mais ça ne m'a pas impacté. J'ai essayé de garder mon fil conducteur, surtout dans le troisième et le quatrième, parce que c'est un joueur exceptionnel. Même s'il se plaint du dos, de douleurs physiques ou quoi, il cavale et il va aller chercher tous les points. Donc, oui, c'était juste impressionnant sur les deux, trois premiers jeux. Après, je me suis mis dans le truc. Je me suis dit que je jouais un joueur comme un autre, avec un bon niveau de jeu, avec un palmarès d'exception. Quand Marc a annoncé son palmarès pendant l'échauffement, je n'ai pas écouté, j'étais dans ma bulle, dans mon truc, parce qu'on avait fait un bon briefing avant le match, sur le fait de ne surtout pas jouer la légende, mais de jouer juste un joueur de tennis. Si tu joues la légende, tu as perdu même avant de rentrer sur le court. Le but, c'est de jouer la balle, pas la légende. C'était important pour moi de rester focus sur ce que je devais faire.
