Tennis. US Open - Arthur Gea fait vibrer sa commune : "Tout le monde doit être bourré"
Il y a encore une semaine, Arthur Gea avait quitté les qualifications de l'US Open avec la frustration d'une défaite sèche contre Nishesh Basavareddy. Quelques jours plus tard, le Français est au troisième tour du dernier Grand Chelem de l'année. Repêché comme lucky loser après le forfait de Casper Ruud, blessé au dos, il a d'abord renversé Juan Manuel Cerundolo au premier tour avant de prendre le dessus jeudi sur Zachary Svajda, 5-7, 6-3, 6-2, 6-2.
?️ La réaction d'Arthur Géa après sa qualification pour un premier troisième tour en Grand Chelem ! #USOpen pic.twitter.com/QtXG2bLyxI
— FFT (@FFTennis) September 4, 2026
À plusieurs milliers de kilomètres de Flushing Meadows, l'aventure est également suivie de très près à Velleron, dans le Vaucluse. Né à Carpentras, Gea a grandi dans ce village où il a commencé le tennis à sept ans avant de poursuivre sa formation en Provence puis au Centre national d'entraînement. Ses proches et les habitants se retrouvent notamment dans un bar pour regarder ses rencontres, comme il l'a raconté à L'Equipe.
"Tout le monde doit crier et, actuellement, tout le monde doit être bourré"
"Tout le monde doit crier et, actuellement, tout le monde doit être bourré ! Il y a une amie de mon père, ma marraine, en fait, qui a fait le déplacement. Apparemment, ils vont changer leurs billets pour rester plus longtemps. Ils sont arrivés avant le dernier tour des qualifs. Ils étaient confiants, mais là, pas autant, quand même." Et le parcours peut encore continuer. Au troisième tour, Arthur Géa affrontera l'Américain Michael Zheng, tombeur de Yunchaokete Bu en quatre manches. Une affiche qui ne lui est pas inconnue : le Français avait déjà dominé Zheng cet été au deuxième tour de l'ATP 250 de Los Cabos, après avoir perdu le premier set 6-0, avant de renverser la rencontre 0-6, 6-4, 6-0.
"Je pourrais prendre une boisson dans le minibar"
Interrogé sur l'argent gagné grâce à son parcours, il a aussi répondu avec humour. "Je suis juste dans les factures d'hôtel depuis deux semaines. Mais je pense que ça va être positif, je pourrais prendre une boisson dans le minibar. Mais j'ai déjà changé d'hôtel deux fois depuis que je suis arrivé. Le premier, que j'avais réservé pour les qualifs, il était pourri. Pas cher, mais pourri. Le deuxième était super. On avait une suite et on était dans la même chambre avec mon coach. Mais on a dû changer, parce qu'à force de prolonger, ils n'avaient plus de chambres de libres. Et je dois me bouger pour trouver une chambre parce que je fais mon check-out demain (vendredi). On va changer une troisième fois. On va aussi changer le vol du retour pour la troisième fois. C'est moi qui fait toutes les réservations, personne ne va le faire à ma place". 290 000 dollars d'assurés.
