Tennis. Coupe Davis - Arthur Rinderknech : "Je ne nous mets pas dans les favoris, mais..."
Par Alexandre HERCHEUX le 08/02/2026 à 19:12
Ce dimanche 8 février 2026, Arthur Rinderknech a remporté le match décisif face à Alex Molcan 7-5, 7-6(6) (en 1h58) et a donné à la France le 3e point synonyme de qualification contre la Slovaquie, dans le Chaudron du Portel. À 1-1 après la première journée, les Bleus ont d’abord pris l’avantage grâce au double : Pierre-Hugues Herbert et Benjamin Bonzi ont dominé Lukas Klein et Milos Karol 6-2, 6-3 (en 1h12), devant près de 3 000 spectateurs. Dans la foulée, Rinderknech a fini le travail en domptant Molcan. Le leader de l'équipe ce week-end était bien sûr satisfait après la qualification pour le deuxième tour, où les Bleus iront défier le Canada sur leurs terres en septembre.
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"C’est cool de faire deux matchs à la suite, de gagner en plus avec de bonnes choses"
"Ça fait du bien parce que depuis le début de la saison, j’ai de bonnes sensations : physiquement tout va bien, mentalement je suis bien, je travaille bien avec le staff et le reste de l’équipe. J’ai juste pas eu le petit “truc” qui fait que ça s’enchaîne comme je voudrais en match. Je suis arrivé sur ce week-end avec seulement trois matchs, et j’avais terminé la saison en Bologne. Je n’ai pas forcément eu le même “bloc” de préparation ou d’exhibitions que certains en décembre, j’aurais aimé en faire mais je n’en ai pas eu l’occasion. Donc là, rien de mieux que les matchs officiels pour jauger mon niveau de jeu, le physique, enchaîner des séances… J’attendais ça. C’est cool de faire deux matchs à la suite, de gagner en plus avec de bonnes choses, même s’il y a évidemment des points à travailler. Mais ça avance et ça met bien."
"On savoure cette qualif, et on se projettera au moment voulu sur le Canada"
Le Français a préféré ne pas trop se tourner vers la rencontre au Canada en septembre. "Je ne vais pas me projeter trop loin. C’est dans pas mal de mois et d’ici là il peut se passer beaucoup de choses. Les suppositions, ce n’est pas trop mon truc. Je suis sûr que les capitaines feront leurs choix avec ce qu’ils auront à ce moment-là. Nous, on savoure cette qualif, et on se projettera au moment voulu sur le Canada. Bien sûr que j’ai envie d’aller défier une grosse équipe, je n’attends que ça. Mais il y a du temps : on ne va pas supposer qui sera là, chez eux, chez nous, où ça se joue, sur quelle surface… donc je ne préfère pas spéculer."
"Les conditions de la Coupe Davis ne sont pas simples"
Motivé en équipe de France, Rinderknech n'a pas voulu incriminé les joueurs qui ont privilégié les points ATP, notamment Ugo Humbert. "Chaque joueur fait ses choix. Aujourd’hui, certaines nations viennent avec des joueurs classés autour du Top 100, 150, 200… Le niveau est très proche. Les conditions de la Coupe Davis ne sont pas simples : voyager, s’adapter, jouer à l’extérieur… Ça peut créer des surprises. Nous, joueurs, on sait que ce n’est pas simple. Et on a vu que les Slovaques ont été bons : ils ont tout donné, et ça rend la rencontre intéressante."
La France peut-elle viser le titre ? "Il y a de grosses nations, donc il ne faut pas se leurrer"
"Il y a de grosses nations, donc il ne faut pas se leurrer : il y a l’Italie, les États-Unis, l’Espagne… (et d’autres)", a tempéré Rinderknech, interrogé sur les potentielles ambitions de titre de la France. Il a ensuite poursuivi. "Et ça dépend aussi de quels joueurs sont alignés. Je ne nous mets pas dans la liste des équipes favorites. Mais on est un groupe soudé, avec une bonne ambiance, et on a des arguments à faire valoir. Je suis impatient de voir ce dont on est capables sur la suite."

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