Tennis. Roland-Garros - Boycott : la FFT a répondu et tente d’éteindre l’incendie
Par Alexandre HERCHEUX le 06/05/2026 à 11:07
Un bras de fer a lieu à moins de trois semaines de Roland-Garros 2026. Depuis plusieurs jours, les meilleurs joueurs et joueuses du monde mettent la pression sur les tournois du Grand Chelem, et particulièrement sur Paris, après l’annonce du prize money 2026. Aryna Sabalenka a même évoqué la possibilité d’un boycott, tandis que Coco Gauff, Jasmine Paolini ou encore Elena Rybakina ont affiché leur soutien à une action collective. Face à cette fronde, la Fédération Française de Tennis a répondu, comme l'a rapporté Tennis Majors.
Vidéo - Aryna Sabalenka prête à boycotter les tournois du Grand Chelem
Un prize money qui augmente de 12,9%
Premier argument de Roland-Garros : les chiffres. L’édition 2026 proposera une dotation totale de 61,723 millions d’euros, soit une hausse de 9,53% par rapport à 2025. Le tournoi insiste aussi sur l’effort réalisé pour les qualifications, dont le prize money augmente de 12,9%, et sur le tableau principal, en hausse de 10,1%. Les premiers tours du simple bénéficient également d’une progression comprise entre 11,11% et 11,54%, afin de soutenir les joueurs qui ont le plus besoin de ces gains pour financer leur saison.
Les revenus générés par le tournoi sont réinvestis dans Roland-Garros
Mais le cœur de la réponse de la FFT ne se limite pas au prize money. Roland-Garros veut surtout rappeler la spécificité de son modèle. Contrairement à une entreprise privée classique, la Fédération Française de Tennis met en avant son statut d’organisation à but non lucratif. Les revenus générés par le tournoi sont réinvestis dans Roland-Garros, mais aussi dans le développement du tennis en France et à l’international. La FFT cite notamment le soutien aux clubs, les programmes de formation, les parcours de performance, le tennis féminin, le tennis inclusif, le tennis fauteuil et les contributions au développement du tennis international via l’ITF.
