Tennis. WTA - Rome - Coco Gauff veut une révolution : “Il faut un syndicat"
Par Clemence GONTARD le 06/05/2026 à 11:30
Si Aryna Sabalenka s'est déjà exprimée sur le sujet, c'est désormais au tour de Coco Gauff de faire de même. Ce lundi 4 mai, la publication d'une lettre des joueurs critiquant la répartition des gains en Grand Chelem a fait grand bruit. Ceux-ci ont exprimé leur déception concernant la dotation de Roland-Garros 2026, et de manière plus générale, la place accordée aux joueurs dans les décisions des Grands Chelems. Parmi eux, Aryna Sabalenka donc, mais aussi Jannik Sinner, Elena Rybakina et désormais Coco Gauff. En conférence de presse, à Rome, l'Américaine a validé la décision de la Biélorusse et aussi évoqué un possible boycott, tout en appelant à une décision réfléchie, collective et débattue entre toutes les joueuses.
Vidéo - Aryna Sabalenka prête à boycotter les tournois du Grand Chelem
"Nous devons nous organiser d’une manière ou d’une autre"
"Oui, d’une certaine manière, je suis d’accord avec ce qu’Aryna a dit, surtout si je regarde ce que la WNBA (Basket féminin) a accompli. Ils ont un syndicat, et je pense que cela aide énormément. Nous devons nous organiser d’une manière ou d’une autre. On peut mettre la pression via les médias, mais peu importe combien de fois nous prenons la parole, les choses continueront comme avant. Je pense que beaucoup d’autres joueurs partagent cet avis", a-t-elle reconnu.
"C'est une question qui concerne l'avenir de notre sport"
Interrogée sur la question du boycott, la numéro 4 mondiale s'est montrée plus mesurée qu'Aryna Sabalenka. "Je n’ai pas encore pris part à de véritables discussions sur un sujet aussi important qu’un éventuel boycott. Peut-être que certains joueurs en ont parlé entre eux, mais personnellement, je n’ai jamais vraiment abordé ce sujet sur le circuit. Si nous étions tous unis et que nous avancions dans la même direction, oui, ce serait envisageable à 100 %. Ce n’est pas seulement une question personnelle, c’est une question qui concerne l’avenir de notre sport (...) C’est précisément pour cela qu’un vrai débat est nécessaire. Nous devons en parler entre joueurs, échanger et prendre une décision collective. Nous devons agir ensemble. Aujourd’hui, nous avançons dans la bonne direction. Les progrès réalisés depuis l’année dernière, notamment avec un Top 10 uni sur certains sujets, sont encourageants. Cela n’était pas arrivé depuis longtemps dans notre sport. Il y a du progrès, mais nous pouvons encore faire davantage Aujourd’hui, les joueurs ne bénéficient pas des mêmes avantages que dans d’autres disciplines, notamment en ce qui concerne les revenus globaux et les sponsors", a avoué l'Américaine.
