Tennis. US Open - New York : la ville qui ne dort jamais... jusqu'à agacer les joueurs
Par Alexandre HERCHEUX le 08/09/2026 à 12:12
New York est la ville qui ne dort jamais. Ses joueurs, eux, aimeraient parfois pouvoir le faire. Les horaires nocturnes de l'US Open 2026 sont devenus l'un des sujets récurrents de cette quinzaine, au point d'avoir produit un chiffre inédit : trois rencontres terminées après 2h du matin lors des six premières journées, auxquelles s'ajoutaient deux autres fins après 1h. Quatre des 17 fins de match les plus tardives de toute l'histoire du tournoi ont déjà eu lieu cette année à ce stade... Le record absolu reste pour l'instant propriété du mythique quart entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner en 2022, conclu à 2h50. Mais cette fois, ce n'est plus une rencontre exceptionnelle qui pose question : c'est la répétition.
Retrouvez ICI le tableau de l'US Open 2026 Messieurs
Retrouvez ICI le tableau de l'US Open Dames 2026
Williams à 2h, Zverev à 2h15, Shelton à 2h07
Dès la première semaine, les exemples se sont empilés. Venus Williams n'a commencé son premier tour contre Sofia Kenin qu'à 00h13, le départ le plus tardif de l'histoire de l'US Open. Leur rencontre a duré 1h48 et s'est donc achevée peu après 2h du matin. Kenin s'est imposée 6-2, 7-6(6). Quelques jours plus tard, Alexander Zverev a terminé son deuxième tour contre Quentin Halys à 2h15, après 4h33 de combat et une victoire 6-4, 4-6, 7-6(3), 6-7(3), 6-3. Son premier match, contre Lorenzo Sonego, s'était déjà achevé à 1h55 après 4h53 de jeu. Le troisième passage au-delà de 2h est venu de Ben Shelton. Opposé à Denis Shapovalov au troisième tour, l'Américain a gagné 7-6(3), 6-7(5), 6-3, 6-4 à 2h07, après avoir dû patienter derrière le double Serena Williams/Venus Williams, long de plus de trois heures. Shelton estimait qu'il ne pourrait probablement pas s'endormir avant 5h.
Zverev : "Tout le monde veut aller dormir"
Les plaintes ne viennent plus d'un seul joueur. Après l'une de ses nuits interminables, Zverev a résumé l'état d'esprit avec simplicité : "Je pense que tout le monde est fatigué. Tout le monde veut aller dormir." Jessica Pegula comprend les impératifs liés aux diffuseurs et à la télévision, mais s'interroge sur la pertinence de faire terminer les joueurs à 2h devant des tribunes qui se vident progressivement. "Il faut se demander si c'est vraiment une bonne chose de finir à 2h du matin". Aryna Sabalenka insiste de son côté sur les conséquences du lendemain : récupération décalée, sommeil prolongé et journée entière bouleversée. "Quand on finit tard, le lendemain est complètement décalé."
Pour rappel, d'autres Grands Chelems ont choisi des modèles différents. Wimbledon dispose d'un couvre-feu à 23h, tandis que Roland-Garros programme une seule affiche lors de sa session de soirée, à partir de 20h15 sauf retard.
