Tennis. US Open - Taylor Fritz pousse un coup de gueule : "Des balles pour enfants..."
Par Paul MOUGIN le 11/09/2026 à 15:48
Éliminé en huitièmes de finale de l’US Open par Francisco Cerundolo après avoir mené deux sets à zéro, Taylor Fritz a relancé, ce jeudi 10 septembre, le débat sur la qualité des balles de tennis avec un message publié sur X. Après Washington, Cincinnati et New York, l’Américain a eu le temps de s'habituer aux balles Wilson utilisées en compétition, qu’il jugeait excellentes. Mais visiblement, celles achetées pour ses entraînements à domicile lui ont semblé de bien moins bonne qualité. Un constat partagé selon lui par d’autres joueurs.
"Des balles pour enfants..."
"Gros coup de gueule sur les balles de tennis en perspective.
Après avoir joué à Washington, Cincinnati et à l’US Open, sans oublier une semaine complète d’entraînement à New York avant le tournoi, j’ai eu largement le temps de me familiariser avec les balles Wilson US Open utilisées en compétition. Je sais donc exactement quelle sensation elles doivent procurer à la sortie de ma raquette. C’étaient de bonnes balles, et je n’ai rien à redire sur celles avec lesquelles nous avons joué dans ces tournois cet été.
Mais depuis mon retour à la maison, mes deux derniers jours d’entraînement avec des balles Wilson US Open ont été un véritable cauchemar. Elles sont vendues, présentées et étiquetées comme étant les mêmes, mais leur comportement à la sortie de ma raquette et les sensations qu’elles procurent sont radicalement différents.
Après avoir utilisé les balles de tournoi pendant autant de semaines, je sais parfaitement comment elles réagissent. Celles avec lesquelles je m’entraîne donnent littéralement l’impression d’être des balles pour enfants à point vert : extrêmement molles, sans vie, et qui n’avancent pas. Et pour être clair, je joue aussi sur un court dont la vitesse est comparable à celle des courts de l’US Open. J’ai essayé des balles provenant de plusieurs cartons afin d’écarter l’hypothèse d’un mauvais lot, mais malheureusement, le constat est le même à chaque fois. D’autres joueurs à qui j’ai parlé depuis l’US Open m’ont décrit exactement la même situation.
L’effort que je dois fournir simplement pour produire une balle de fond de court normale avec ces balles est hallucinant. Je dois engager tout mon corps dans mes frappes et forcer comme jamais pour obtenir une balle correcte. Au-delà de la frustration, j’ai l’impression que cela crée de mauvaises habitudes. Je ne frapperais jamais aussi fort en temps normal, sinon j’enverrais les balles contre le grillage du fond ou je décentrerais une frappe sur deux. Pourtant, je suis obligé de modifier ma manière de jouer pour compenser le comportement d’une balle qui n’a rien à voir avec celle que nous utilisons en compétition.
Et c’est là que se situe le vrai problème, celui qui est à l’origine de ce coup de gueule : nous devons pouvoir nous entraîner avec les mêmes balles que celles utilisées en compétition. Et par le passé, j’ai le sentiment que ce n’était généralement pas un problème.
Ce n’était pas comme ça avant. Il y avait une certaine constance, et les petites différences pouvaient généralement s’expliquer par le court ou les conditions de jeu. Mais depuis un an et demi environ, j’ai constaté un écart si important entre les balles vendues dans le commerce par Wilson et Dunlop et leurs équivalents utilisés en tournoi — alors qu’elles sont censées être identiques — que cela change complètement la manière dont on construit les points, dont on prend des risques et, plus largement, dont on joue les échanges. Je n’exagère pas : à ce niveau, la différence est vraiment aussi importante.
Le seul point positif que je peux tirer de ces deux derniers jours passés avec ces balles, c’est qu’elles demandent tellement d’efforts supplémentaires sur chaque frappe que cela m’a au moins fait faire un bon travail cardio. J’ai dû frapper très fort en permanence.
C’est décevant que cette situation commence à paraître normale. L’entraînement est beaucoup moins agréable, et beaucoup moins productif, quand on passe son temps à travailler avec des balles si différentes de celles que l’on utilisera dans les moments importants.
Voilà, fin du coup de gueule. Profitez tous de la suite de l’US Open :).
Et pour tous ceux qui essaient de relier cela à ma défaite ou qui prétendent que je cherche une excuse après un revers, consultez. Je suis désolé de vous l’apprendre, mais vous êtes bel et bien analphabètes. Comme je l’ai déjà dit, j’ai beaucoup aimé les balles utilisées en tournoi. Ce coup de gueule vient simplement du fait que j’aimerais aussi pouvoir m’entraîner avec les mêmes balles une fois rentré chez moi."
