Tennis. Wimbledon - Djokovic : "Si je pouvais seulement jouer 90 minutes comme Messi..."
Par Alexandre HERCHEUX le 08/07/2026 à 09:45
Encore une page d’histoire pour Novak Djokovic. Mardi soir, le Serbe a survécu à un combat monumental contre Félix Auger-Aliassime en quarts de finale de Wimbledon. Après 5h15 de jeu, trois tie-breaks, une course contre le couvre-feu et une tension immense sur le Centre Court, Djokovic s’est imposé 7-6(10), 3-6, 6-3, 6-7(4), 7-6(10-4). À 39 ans, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem a encore prouvé qu’il pouvait résister aux meilleurs, aux plus jeunes, et aux scénarios les plus extrêmes. En conférence de presse, Djokovic a savouré sans s’enflammer, à deux jours d’une demi-finale XXL contre Jannik Sinner.
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Djokovic : "Ce serait bien si je pouvais jouer seulement 90 minutes comme Messi"
La comparaison a fait sourire Novak Djokovic. Interrogé sur le fait qu’il a le même âge que Lionel Messi, 39 ans, le Serbe a répondu avec humour : "Ce serait bien si je pouvais jouer seulement 90 minutes comme lui." Une pirouette à la Djokovic, forcément, mais derrière la plaisanterie, il y a une réalité impressionnante : à presque 40 ans, le Serbe continue de gagner des marathons en Grand Chelem.
Face à Félix Auger-Aliassime, le défi était total. Le Canadien, tête de série n°3, a frappé fort, servi lourd, résisté mentalement et poussé Djokovic dans ses retranchements. Mais au bout d’un super tie-break irrespirable, c’est encore le Serbe qui a trouvé les bonnes zones, les bons choix et le sang-froid nécessaire.
"Honnêtement, c'est l'un des plus beaux matches auxquels j'ai participé à Wimbledon"
Cette victoire n’est pas seulement spectaculaire. Elle est historique. Ce Djokovic - Auger-Aliassime est devenu le plus long quart de finale de l’histoire de Wimbledon. 5h15 de combat, un match conclu quelques minutes seulement avant 23h, et une ambiance exceptionnelle dans les dernières minutes. "Honnêtement, j'ai l'impression d'avoir joué davantage un tournoi en salle qu'un tournoi en extérieur. En même temps, c'est aussi très excitant de faire partie d'un match aussi épique, qui a duré plus de cinq heures. Honnêtement, c'est l'un des plus beaux matches auxquels j'ai participé à Wimbledon. Je ne me souviens pas avoir déjà disputé un match aussi long ici. Celui-ci a été incroyablement équilibré.
Cela aurait vraiment pu basculer d'un côté comme de l'autre. Felix a lui aussi joué à un niveau exceptionnel. Il a légèrement baissé de régime dans le super tie-break. De mon côté, j'ai su saisir toutes les occasions qui se sont présentées, je me suis accroché et j'ai joué les bons coups au bon moment. Le public était debout, surtout pendant les trente dernières minutes du match. Les spectateurs ont aussi compris à quel point le moment était particulier, avec cette course contre le couvre-feu, quelques minutes seulement avant 23 heures. Je suis vraiment très fier d'être sorti vainqueur de ce match."
"J'essaie toujours de me prouver à moi-même, ainsi qu'aux autres, que je suis encore capable de rivaliser"
La suite sera immense. Vendredi, Djokovic retrouvera Jannik Sinner en demi-finales. Un choc attendu, une revanche aussi, puisque l’Italien l’avait battu à ce stade à Wimbledon l’an passé avant de remporter le titre. Le numéro 1 mondial mène leur face-à-face 6-5, mais Djokovic l’a battu en début d’année en demi-finales de l’Open d’Australie.
"En Australie, j'avais disputé une très longue demi-finale contre Sinner. Ici, ce match contre Felix était un quart de finale. Et maintenant, je vais retrouver Sinner en demi-finales. Il y a donc des différences, notamment parce que la surface est différente. En Australie, c'était aussi le premier grand tournoi de la saison. J'arrivais plus frais, après plusieurs mois de préparation et de repos. La situation est un peu différente aujourd'hui. Mais cela reste un nouveau grand parcours historique pour moi en Grand Chelem. Au final, c'est ce qui compte le plus. J'essaie toujours de me prouver à moi-même, ainsi qu'aux autres, que je suis encore capable de rivaliser avec les meilleurs joueurs du monde et de les battre sur les plus grandes scènes. C'est ce que j'ai fait en Australie. C'est ce que j'ai fait ici. J'espère pouvoir encore le faire pendant quelques matches supplémentaires à Londres."
