Tennis. Roland-Garros - Mirra Andreeva : "C'est comme si tout le monde avait oublié"
Par Sebastien CLAUDE le 11/06/2026 à 09:24
Mirra Andreeva a déjà quitté son petit nuage. Le samedi 6 juin dernier, la jeune Russe remportait son premier titre du Grand Chelem, à seulement 19 ans. Opposée à la belle histoire de ce Roland-Garros, Maja Chwalinska, Mirra Andreeva a dicté sa loi tout au long de la finale pour s'imposer 6-3, 6-2 et triompher sur l'ocre parisien. Dans un entretien publié ce jeudi par le média russe Championat, la nouvelle reine de la Porte d'Auteuil est notamment revenue sur la journée de son sacre et les émotions qu'elle a ressenties après ce dernier.
Vidéo - Mirra Andreeva après son sacre à Roland-Garros
"Je pensais que l'euphorie durerait quelques jours"
Comment s'est passée ta matinée avant la finale ? Étais-tu nerveuse ou calme ?
J'étais nerveuse le matin car il nous restait encore beaucoup de temps avant le match. Il était programmé à 15 h et, une fois réveillée et après avoir pris mon petit-déjeuner, le temps me paraissait interminable. Je me disais : « J'aimerais tellement être sur le court plus tôt. » J'étais vraiment nerveuse, mais au fur et à mesure que le temps passait et que je m'échauffais avant le match, mon anxiété s'est peu à peu dissipée.
Gagner un Grand Chelem – et tu l'as déjà ressenti toi-même – est une immense responsabilité et un grand honneur. Cela te met-il la pression ? Ou le vis-tu avec sérénité ?
J'apprécie généralement l'attention, donc rien n'a vraiment changé pour moi. Bien sûr, nous ne sommes qu'aux deux ou trois premiers jours, mais je reçois encore beaucoup de messages, des demandes d'interviews ici et là… J'adore parler, alors je suis vraiment ravie d'avoir attiré l'attention. Je ne pense pas que cela me mette la pression.
Tu as dit que tu visualisais souvent le moment où tu gagnerais un Grand Chelem. Qu'est-ce qui a finalement été à la hauteur de tes espérances, et qu'est-ce qui ne l'a pas été ?
Ces émotions incroyables, l'euphorie, la montée d'adrénaline, quand on vient de remporter un tournoi et qu'on réalise qu'il s'agit d'un Grand Chelem, tout s'est enchaîné. La seule chose à laquelle je ne m'attendais pas, c'est que ces émotions s'estompent si vite. Maintenant, je me dis déjà : « Bon, il faut que je m'entraîne à nouveau dans deux jours… » Et c'est comme si tout le monde avait oublié, et moi aussi, petit à petit. Je pensais que l'euphorie durerait quelques jours. Mais deux jours ont passé, et maintenant je me dis : « Bon, j'ai gagné, et c'est tout. »
