Tennis. Roland-Garros - Sarah Rakotomanga : "Un rêve d'enfant qui se réalise..."
À 20 ans, Sarah Rakotomanga Rajaonah s’apprête à vivre un nouveau grand moment à Roland-Garros 2026. Après avoir découvert l’Open d’Australie face à Aryna Sabalenka, la Française aura encore droit à une affiche XXL pour son entrée en lice Porte d’Auteuil : Amanda Anisimova, tête de série n°6. Mais la Tricolore assure arriver prête, débarrassée de ses pépins physiques et regonflée par son premier succès avec les Bleues en Billie Jean King Cup. En conférence de presse, Rakotomanga a confié son excitation avant de jouer “à la maison”, devant sa famille et ses amis, sur une terre battue qu’elle associe forcément à Rafael Nadal : “C’est un rêve d’enfant qui se réalise.”
Vidéo - Sarah Rakotomanga avant de débuter Roland-Garros 2026
Retrouvez ici le tableau Messieurs de Roland-Garros
Retrouvez ici le tableau Dames de Roland-Garros
"Là, j’ai zéro pépin"
Première question : comment tu te sens ?
Ça se passe très bien, je me suis bien préparée. Là, je suis fit, ça va nickel. Ça fait un certain temps que ça va nickel. Donc je suis contente par rapport à ça. Mais en soi, là, j’ai zéro pépin. Donc ouais, je suis prête pour mon match.
Tu as retrouvé la terre battue, ta surface favorite, mais peut-être pas avec la préparation que tu souhaitais. Comment tu te situes ?
Ça fait partie aussi d’une saison de joueuse de tennis. Dans le sens où les blessures, ça arrive à tout le monde. Voilà, il n’y a pas eu une bonne dynamique, mais là, c’est beaucoup mieux. Là, ça fait un certain temps que j’enchaîne de bons matchs. Donc, en vrai, je me sens bien. Et ce n’est pas pour autant que je vais faire un mauvais Roland ou que je vais faire une mauvaise saison.
"Je me sens prête. J’aime bien jouer contre des têtes de série"
L’Open d’Australie, tu avais commencé face à Sabalenka. Là, tu vas commencer face à Anisimova. Ça fait une nouvelle grosse tête d’affiche pour ton entrée en lice. Comment tu le prépares ?
C’est une grosse tête, c’est sûr. Ça va être un gros match. Je me sens prête. J’aime bien jouer contre des têtes de série. On se voit bien, sans pression, puis je vais me donner à fond.
Le fait que tu aies commencé un peu plus tôt la saison de terre battue avec la Billie Jean King Cup, ça t’aide aussi dans ta préparation aujourd’hui ?
Oui, ça m’a aidée. Ça m’a aidée déjà dans la confiance. Au niveau de la confiance, voilà, c’était mon premier match aussi remporté de la saison. Donc, oui, franchement, c’était vraiment… Ça m’a mis de la fraîcheur, un petit peu, dans la tête, dans les jambes, et tout ça.
J’en viens justement sur ce premier tour face à Anisimova. Ça peut potentiellement être sur un grand court. Tu l’as vécu sur un Australie, mais là, le vivre à Roland-Garros, c’est quelque chose que tu attends, que tu espères aussi ?
Oui, là, c’est un rêve d’enfant, en fait, qui se réalise. Je ne sais pas sur quel terrain je vais jouer, mais ça va être sur un grand court, c’est sûr. Donc, oui, je ne réalise pas encore, en fait, la chance que j’ai. Voilà, il y a plein d’enfants qui aimeraient jouer sur ce terrain-là. Et donc là, ça va être moi. Donc ouais, je suis super contente de pouvoir vivre ce moment.
"Terre battue, ça veut dire Rafael Nadal"
Tu disais que tu as du coup retrouvé ta surface préférée, la terre battue. Est-ce qu’il y a des coups que tu as préparés à l’entraînement ? Est-ce que tu t’es entraînée sur les déplacements ? Est-ce que tu as fait un programme particulier pour Roland-Garros ?
Là, j’ai plutôt… Il y a un accent sur mon style de jeu. Là, on n’est pas en train de chercher quelque chose en plus. Là, c’est vraiment se préparer au mieux, sur mon propre jeu. Donc voilà, je pense que là, tout est en place et prête, quoi.
Je voulais juste savoir ce que représentait le tournoi pour toi, dans tes souvenirs, pas forcément en tant que joueuse. Ça peut être enfant, le premier truc qui te vient en tête quand tu penses à Roland-Garros.
Rafael Nadal. C’était comme une idole. Toujours mon idole. Terre battue, ça veut dire Rafael Nadal. Ça veut dire Djoko, ça veut dire… les trois, quoi, Federer, Djoko, Nadal. Je regardais ça à la télé. Je suis venue une fois en 2014, je crois, ou quelque chose… En 2013, je suis venue, il y a super longtemps. J’en ai de super souvenirs. Là, on est en plus à la maison, devant la famille, devant les amis. C’est un rêve. Encore mieux que l’Australie.
