Tennis. Wimbledon - Arthur Fery, né en France, peut entrer dans l’histoire britannique !
Le dernier espoir britannique à Wimbledon n’est pas celui qu’on attendait. Pas de Jack Draper, pas de Cameron Norrie, pas de Katie Boulter, pas de Emma Raducanu dans les tableaux de simple. Ce samedi, tout le public londonien n’a plus qu’un nom à suivre : Arthur Fery. Invité par les organisateurs, 114e mondial, le joueur de 23 ans affronte Zizou Bergs au troisième tour, en dernière rotation sur le Court 18. Et l’enjeu est immense. En cas de victoire, Fery deviendrait seulement le deuxième wild-card britannique de l’ère Open à atteindre les huitièmes de finale d’un Grand Chelem, après Andrew Foster, déjà à Wimbledon, en 1993.
Un enfant du quartier à Wimbledon
L’histoire est encore plus belle parce que Arthur Fery connaît parfaitement les lieux. Né à Sèvres, en France, il a grandi à Londres et a étudié à King’s College School, à Wimbledon, avant de passer par l’université de Stanford. Sa mère, Olivia Féry, a joué au tennis professionnel, tandis que son père, Loïc Féry, est le président du FC Lorient.
Cette semaine, Fery n’est pas dans un hôtel impersonnel. Il dort chez lui, à quelques minutes seulement du All England Club. Un luxe rare sur le circuit. “C’est vraiment agréable. On n’a pas souvent ce luxe. On est toujours dans des hôtels, des Airbnb ou des appartements.” Le Britannique l’a confié après son deuxième tour, expliquant que rester à la maison lui donnait un vrai sentiment de confort.
