Tennis. Roland-Garros - Alexander Zverev : "Il faut pouvoir vivre de son tennis..."
Par Jeremy MARTIN le 22/05/2026 à 18:24
Alexander Zverev pourra-t-il profiter de l’absence de Carlos Alcaraz ? Toujours en quête de son premier Grand Chelem, l’Allemand arrive à Roland-Garros comme l’un des principaux outsiders, mais devra probablement une nouvelle fois croiser la route de Jannik Sinner, contre lequel il s’est déjà incliné à quatre reprises cette saison. Opposé au Français Benjamin Bonzi au premier tour, le numéro 3 mondial, présent en conférence de presse lors du traditionnel media day, est notamment revenu sur ses problèmes de dos, ainsi que sur les débats autour du prize money et des revendications des joueurs.
Vidéo - Alexander Zverev en conférence de presse à Roland-Garros
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"Pendant certains matchs, cela m'a posé des difficultés"
Sasha, qu'en est‑il de ta progression ? Et qu'en est‑il de ton adversaire pour le premier tour ? Tu peux nous en parler ?
Oui, j'ai eu un peu de temps pour moi après Rome. J'ai pu soigner mon dos, un peu. Cela m'a aidé. Je suis allé voir des docteurs en Allemagne, cela m'a bien aidé. Je me sens bien. J'ai l'impression que je suis prêt, maintenant, pour ce tournoi. Avec un peu de chance, je pourrai montrer tout cela dimanche, sur les courts.
Justement, le dos. Cela dure depuis combien de temps ? Maintenant, est‑ce que tu penses que ça y est, c'est fini tout cela, ces problèmes de dos ?
Ce problème de dos, cela a commencé l'année dernière. J'ai eu du mal pendant toute l'année avec mon dos. Je suis allé voir un docteur allemand très connu, Müller Wohlfahrt, en décembre. Il a fait son traitement en décembre. En fait, il y a eu deux traitements en décembre sur mon dos. Je me suis senti génialement bien pendant les trois premiers mois de la saison, c'est‑à‑dire jusqu'à environ la fin avril.
Après, à Munich, là, cela a commencé à me gêner à nouveau. Pendant certains matchs, cela m'a posé des difficultés. Mais ce traitement qu'il fait exige qu'après coup, pendant quelques jours, il faut attendre avant de se sentir bien. Après Rome, je suis allé le voir à nouveau. Je suis allé deux fois, le voir, ce docteur, à quelques jours d'intervalle. Donc deux traitements à nouveau. Je dois dire qu'après, on se sent incroyablement bien, après ce qu'il fait.
"Je ne suis pas à la tête de tout cela"
En ce qui concerne maintenant les médias, les 15 minutes, la limite fixée, c'est ce qui s'applique pour ce tournoi. On comprend les raisons. La question que je veux poser est la suivante : si vous obtenez une réponse qui ne convient pas à ce que vous voulez, personnellement, jusqu'où irez‑vous ? Si vous avez, bien sûr, l'accord de vos collègues joueurs ?
Je ne suis pas le leader de tout cela. Je ne suis pas à la tête de tout cela. Mais j'étais vraiment content de rejoindre le groupe. Je crois qu'il faut un système juste, juste pour tous les joueurs, pas simplement ceux qui sont classés 1, 2 et 3. Il faut un système équitable, même si vous êtes 250ème, il faut pouvoir vivre de son tennis, non ?
J'ai l'impression que si tout le monde se rassemble, si tous les tournois se rassemblent, les Grands Chelems aussi, dans ce cas, ce sera plus juste, plus équitable. Ensemble, nous pouvons travailler sur un plan. Là, cela peut faire changer les choses. J'ai l'impression que beaucoup de joueurs pourraient en bénéficier de façon positive, pas simplement les meilleurs joueurs au monde. Parce que dans ce cas, c'est vrai, on en parle beaucoup, tout le monde dit : les meilleurs veulent encore plus d'argent ! Ce n'est pas simplement cela, en fait. On a l'impression qu'il y a des joueurs qui sont très bons, même s'ils sont classés 200ème, qui arrivent à peine à vivre de leur tennis. Moi, j'ai l'impression que cela peut changer. Cela peut changer grâce aux plus grands tournois qui existent dans le monde.
