Tennis. Wimbledon - Arthur Féry, l’e-mail à Stanford qui a changé sa carrière
Par Alexandre HERCHEUX le 08/07/2026 à 15:22
Le conte de fées d’Arthur Féry à Wimbledon ne s’est pas construit en une semaine. Avant de faire vibrer le Centre Court, de renverser Grigor Dimitrov en cinq sets et de devenir l’un des grands visages de cette édition 2026, le Britannique a aussi provoqué son destin loin de Londres. L’ATP a raconté que son passage à Stanford, déterminant dans sa progression, a commencé par un simple e-mail envoyé à Paul Goldstein, directeur du tennis masculin de la prestigieuse université californienne. Une initiative qui a changé beaucoup de choses.
"Il m’a envoyé un e-mail"
En 2020, Arthur Féry sortait de King’s College School, situé à quelques centaines de mètres seulement du All England Club. Le jeune Britannique était déjà considéré comme l’un des bons espoirs de sa génération au Royaume-Uni, mais il voulait poursuivre à la fois ses études et son tennis. C’est lui qui a fait le premier pas vers Stanford. Paul Goldstein s’en souvient parfaitement : "Il m’a envoyé un e-mail. Il m’a contacté lui-même au départ, et j’étais très enthousiaste."
Le coach américain, ancien membre du Top 100 ATP, a ensuite traversé l’Atlantique pour voir Féry jouer lors d’un tournoi junior de préparation à Wimbledon, avant Roehampton. Il a passé du temps avec lui, a dîné avec ses parents, puis le Britannique a fini par choisir Stanford. "Heureusement, il a décidé de venir à Stanford et nous étions ravis", a raconté Goldstein à l’ATP.
"Un jeune homme extraordinairement mature"
Ce choix a marqué un tournant. À Stanford, Arthur Féry a rapidement laissé une trace. En 2022, il est devenu le premier joueur de l’université classé n°1 national en simple depuis Bob Bryan, 24 ans plus tôt. Sur ses trois années avec le Cardinal, entre 2020 et 2023, il a affiché un bilan de 58 victoires pour 16 défaites en simple. Mais au-delà des résultats, Goldstein a surtout été marqué par son attitude. "Un jeune homme extraordinairement mature", a-t-il confié. Il a aussi évoqué trois mots pour résumer le joueur : "maîtrise, calme et maturité." Selon lui, Féry a parfaitement géré son passage du Royaume-Uni à la Californie, loin de chez lui, avec une facilité rare pour un jeune de 18 ans.
